Zinc sous pas glissés

pour saxophone ténor et violoncelle - 9’30”

Note de programme/enregistrement



    Création : Espace Maurice Fleuret, CNSMDP, Paris – Juin 2010


    Zinc sous pas glissés est inspiré des sensations temporelles induites par le tableau Les toits de Paris (1952) de Nicolas de Staël, exposé dans la collection permanente du Centre Pompidou.

    Dans cette œuvre, l’accumulation successive de couches épaisses de peinture forme des strates et des craquelures desquelles sourdent les couleurs recouvertes. Le temps de composition du tableau apparaît dans ces zones interstitielles comme il s'étudie en géologie dans les failles de la croûte terrestre.

    Dans Zinc sous pas glissés, le matériau sonore est formé d'alliages variables dans lesquels l'identité des instruments affleure puis disparaît. Les variations de compacité renvoient aux différentes parties du tableau. La partie haute, avec ses démarcations moins franches et ses phénomènes de transparence, contraste avec les matières plus épaisses du bas. Elles sont traduites musicalement par des textures sonores qui oscillent entre l'harmonique la plus simple et des complexes sonores composés de trilles de multiphoniques et de double cordes avec harmoniques naturelles. Les mutations de l'une vers l'autre dessinent des traversées entre différents états comme le regard glisse d'un détail à l'autre de la toile.



enregistrement

Saxophone : Carl-Emmanuel Fisbach

Violoncelle : Mirtylle Hetzel



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